Christelle
RAQUIL

Enfant, sa timidité était un rempart et les albums de Tintin son seul territoire ; Christelle regardait le monde de loin, sans jamais oser y prendre part. C’est la photographie qui a brisé ce silence. En plaçant un boîtier entre elle et le réel, elle a trouvé sa voix et un chemin vers l’Autre. Aujourd’hui, ce regard définit tout ce qu’elle entreprend : son métier de psychologue-coach et sa pratique de photographe ne sont pas deux activités séparées, mais une seule manière d’être au monde.
Dans le tumulte de la ville, son Fuji XT3 est un ancrage. Christelle reste cette spectatrice discrète, à l’affût d’un geste ou d’une posture qui trahit une vérité intérieure. Elle cherche ce qui ne se voit pas : les reflets qui troublent le réel et les ombres qui dessinent des géométries secrètes. Si la couleur l’attire, le Noir & Blanc reste sa langue maternelle : il dépouille la scène pour n’en garder que la vibration brute.
Christelle photographie sans mise en scène, guidée par ce qui tremble ou s’échappe. Qu’il s’agisse de visages furtifs ou de regards frontaux, elle s’intéresse aux zones de fragilité, là où l’émotion affleure avant les mots. C’est un besoin vital de lien, nourri par l’humanisme de Boubat, S.Weiss ou R. Depardon, la poésie de Saul Leiter et l’instinct de Daïdo Moriyama.
De l’observation pudique, elle passe au face-à-face. Son 50 mm lui impose la « juste distance », celle qu’elle cherche chaque jour en accompagnement : être assez proche pour entrer en résonance, assez loin pour laisser l’autre respirer.
Pour elle, un portrait n’est pas une pose, c’est une rencontre. Derrière un regard qui s’abandonne, c’est une humanité qui émerge. Dans cet instant, elle n’est plus la petite fille qui se cache ; elle est celle qui témoigne et qui dit : « Je vous ai vus, et voici ce que j’ai ressenti. »
Son travail a été présenté à Arles, Fabrègues et Paris dans le cadre d’expositions collectives et de festivals photographiques.

Christelle RAQUIL

Contact

Basée à :
Boulogne-Billancourt
Île-de-France

Séries

Sous les pattes de l’araignée

Sous les courbes protectrices de l'œuvre rouge, la rigueur des gratte-ciels s'adoucit. Cette série saisit des instants de vie spontanés, où les passants côtoient l’espace monumental. La lumière naturelle joue avec la géométrie, transformant chaque trajectoire en une poésie urbaine. Une ode vibrante à la rencontre, à la diversité et à la vie quotidienne au cœur de la ville.

Olympiades

Sous le regard protecteur des grandes tours, la vie s'anime avec tendresse. Au fil de ma déambulation, je capte des scènes sans mise en scène. Loin des clichés du folklore, cette série est une immersion chaleureuse dans un quartier vibrant, habité et profondément humain, où la routine se transforme en poésie partagée. Découvrez ces instants de vie saisis au cœur de la dalle.

8 mars

Au cœur de cette foule vibrante, les sourires s'unissent et les regards croisent l’histoire. Des pancartes portées avec espoir aux slogans partagés sur le pavé, cette série célèbre la sororité en marche et la chaleur de l'union. Au-delà des clichés, chaque image devient l'écho lumineux des victoires acquises et des lendemains à bâtir, ensemble. L’égalité se conjugue au présent.

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