Nina
KERVEL
Née en 1997, Nina Kervel Bey grandit avec les premiers smartphones, et documente son quotidien d’adolescente. À 15 ans, elle découvre le procédé argentique et s’initie au moyen format, aux gélatines et au flash, puis au noir et blanc, influencée par les photographes du début du XXe siècle.
Après le confinement, elle s’oriente vers la photographie de rue, qui devient pour elle un outil d’ancrage – spatial, social, intime – dans les lieux qu’elle traverse. d’abord avec le Canon AE-1 Program, puis avec les hybrides Fujifilm, dont le grain restitue une esthétique proche de l’argentique tout en lui permettant d’approfondir sa technique.
Depuis 4 ans, elle développe une pratique documentaire attentive à son époque : à travers des scènes de rue ordinaires et révélatrices, elle explore la géographie sociale des lieux, entre héritage culturel et usages contemporains.
Elle privilégie une approche contemplative et pudique de la street photo, qui lui permet de capter ses sujets dans leur spontanéité. Adepte du 50mm, elle cadre sur des détails et des mouvements qui orientent le récit.
Diplômée en lettres, cinéma et ingénierie culturelle, elle suit des cours de photographie à la Faculty of Arts de l’Univerzita Karlova de Prague avec Nick Hudak (2018), puis à Paris avec la photographe documentaire Marcela Barrios Hernandez / Hans Lucas (2024). Elle acquiert une solide expérience du monde des images en travaillant comme cheffe de projets dans plusieurs institutions culturelles — La Fémis, le Forum des images, la Philharmonie de Paris — et en agence de communication pendant cinq ans. Elle vit à Paris, où elle a exposé quatre séries photographiques.